ENREGISTREMENT PUBLIC DE L'INTÉGRALE DES MAZURKAS

DE FRÉDÉRIC CHOPIN

 

19h00 Salon Romantique (sur réservation)
Yves Henry, piano Pleyel 1837

Au cours de 9 séances, de septembre 2018 à mai 2019, Yves Henry a enregistré en public, dans le Salon Romantique, l'intégrale des 58 Mazurkas de Frédéric Chopin, sur le piano Pleyel de 1837.

Le détail des mazurkas qui seront enregistrées lors de chacune des séances figure ci-dessous.

Cette dernière séance permettra d'écouter les premiers enregistrements de de sourire au coffret CD de cette intégrale.

23 mai 2019

 

 

Séance d'écoute des mazurkas.
Il sera possible de souscrire ce jour la en avant-première de la sortie du coffret de CD.

9.

C’est à un voyage au long cours que je vous ai invités avec cette série d’enregistrements en public de l’intégrale des Mazurkas de Chopin.

Tout d’abord parce que ce voyage aura duré 9 mois avec 1 étape par mois, de septembre 2018 à mai 2019, mais aussi parce que nous avons traversé toute la vie de Chopin, celui-ci ayant composé des mazurkas depuis sa plus tendre enfance jusqu’à sa mort.


Le voyage a commencé dans la campagne mazovienne, au sud-ouest de Varsovie, région où Chopin est né, et où il passait aussi ses vacances d’adolescent. C’est là, lors de fêtes villageoises, qu’il entendit les musiciens faire danser les paysans au son des cornemuses et des violons. Ses premières compositions intitulées Mazurkas sont encore très proches de cette musique populaire, les rythmes de danse y sont très prononcés .


Toutefois, ce qui caractérise très vite ces compositions d’un format court, c’est la richesse d’invention, la juxtaposition d’idées musicales et d’atmosphères différentes. Chopin peut y donner libre cours à son inspiration du moment, sans obligation de développer chaque idée. Il excelle dans cet art de l’instant, il s’y sent à l’aise, et c’est probablement ce qui explique que toute sa vie, il reviendra régulièrement à cette forme. Jusqu’à l’ultime Mazurka de 1849, restée inachevée, Chopin n’ayant plus la force de se mettre au clavier.
L’ensemble de ces mazurkas constitue un véritable journal intime qui permet de pénétrer au plus près de ses états d’âme.

Plus que dans les Nocturnes, ou dans les Valses, c’est bien dans les Mazurkas que Chopin a expérimenté l’utilisation nouvelle des phénomènes de résonance qu’offre le piano, véritable « laboratoire » sonore.


Pour révéler toute la finesse, toute la subtilité de ces pièces, il fallait un instrument semblable à ceux qu’il utilisait lui-même pour composer. Le Pleyel 5612 de Croissy, fabriqué fin 1836, début 1837, possède des caractéristiques uniques, particulièrement favorables à l’exploration de ces mondes poétiques, en particulier, des timbres différents selon les registres, une spécificité qui disparaîtra avec le temps, dès les années 1840, les instruments étant d’une sonorité plus égale.

C’est donc aussi à un voyage dans un autre univers sonore que je vous ai convié avec cet instrument auquel le Salon Romantique de Croissy, par ses dimensions réduites et la proximité entre l’instrument et les auditeurs, offre un écrin parfaitement adapté.

J’ai choisi de faire cet enregistrement en public, non pas sous forme de concert, mais plutôt de séances didactiques qui permettront à tout un chacun de pénétrer un peu plus au cœur de cette musique, à la fois par la découverte du contexte historique de la composition, et par quelques révélations sur les procédés utilisés par Chopin.


La participation était limitée pour chaque séance à 15 personnes maximum, principalement pour des raisons d’ordre technique, un enregistrement présentant d’autres contraintes que celles d’un simple concert.

Enfin, cet enregistrement se veut aussi un hommage à un grand musicien polonais disparu en 1999 : le pianiste et compositeur Milosz Magin. Il m'avait invité cette année là à donner un concert à Lodz, dans sa ville natale qui fut également celle d’Arthur Rubinstein. Lors d'une visite en ville en sa compagnie, j'avais acheté une ancienne édition polonaise des Mazurkas de Chopin.

 

Pour célébrer la mémoire de ce grand musicien qui fut aussi un grand pédagogue, j’ai choisi d’enregistrer sa version de la dernière Mazurka de Chopin, restée inachevée.

Yves Henry
(ci-contre, manuscrit de la dernière Mazurka de Chopin)

Formulaire de réservation en ligne

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